lundi 3 novembre 2008

Réunion des locataires de CUS Habitat : résidents et bailleur désabusés

Certaines familles attendent depuis six ans d'être relogées dans un immeuble de CUS Habitat

Ils n'étaient que huit, ce jeudi, lors la réunion annuelle des locataires du bailleur social CUS Habitat de la Meinau. Organisée par la Confédération syndicale des familles du quartier (CSF) à l'Eglise Saint-Vincent de Paul, cet événement vise à faire le point sur les préoccupations quotidiennes des 5000 habitants des HLM du bailleur. « On espérait voir plus de monde, mais il y a eu quelques problèmes de communication, explique Jean-Luc Kaneb, responsable de la CSF. La date de cette réunion a été arrêtée il y a deux semaines, mais on n'a commencé a mettre des affiches dans le quartier qu'hier. La plupart du temps, celles-ci sont arrachées au bout de 24 heures. »
Pressées de quitter leurs appartements insalubres privés deux mamans monopolisent le début des débats. Elles profitent de la présence de Frédéric Falcetti, le chef d'agence CUS Habitat de la Meinau, pour réitérer leur demande de logement.

« Le toit de la chambre des enfants est tombé »
Chaharazade Hakalem réside au N°80 de la rue de la Plaine des Bouchers avec ses deux enfants.

Même son de cloche pour une autre mère de famille, sans domicile depuis deux ans : « je suis à la rue et j'ai trois enfants. Voici un an maintenant que j'ai envoyé ma demande à l'agence ». « Je ne dispose malheureusement que d'une faible marge de manoeuvre », déplore Frédéric Falcetti. « Pour l'heure, je n'ai que douze logements libres dans le quartier. Sachant que nous enregistrons environ 1500 demandes de logements à Strasbourg », ajoute-t-il.

Les habitants des HLM de la rue Schulmeister pestent régulièrement contre le squattage de leurs caves par des jeunes

Après le passage en revue de différents problèmes, comme le cambriolage des caves de la rue de Normandie, ou encore la rénovation des boites aux lettres rue Schulmeister, le débat se cristallise sur l'augmentation des charges. « Les miennes sont passées de 96 à 123 euros cette année », tonne une locataire. « Vraiment, personne dans mon immeuble ne comprend cette augmentation. Je n'utilise désormais qu'un seul de mes deux radiateurs pour me chauffer », renchérit-elle.

« La hausse des charges ne s'explique que par l'augmentation du prix de l'énergie »
Frédéric Falcetti est le directeur de l'agence CUS Habitat de La Meinau.


Reste que l'explication ne satisfait pas tous les locataires. « Un de mes voisins a quand même dû payer des charges alors qu'il n'allume jamais son radiateur électrique », s'agace une des résidentes.

Aucun commentaire: