9 h ce jeudi, jour de marché. Les échoppes de fruits et légumes, d'épices ou de fripes viennent de s'installer tout autour de la place de l'Ile-de-France. Pour Martine Uhlrich, la patronne du salon de thé à son nom qui donne sur la place, ces matinées sont synonyme de « rush ». Doté d'une superficie de 240 m2, son établissement ne désemplit pas. Epaulée par ses deux apprenties, elle sert sans relâche expressos, chocolats chauds, tartines et autres pâtisseries maison aux visiteurs.
Mireille, une habituée des lieux, apprécie l'atmosphère de l'établissement. « Je viens deux à trois fois par semaine. C'est propre, ce qui n'est pas monnaie courante ici. Il fallait être sacrément gonflé pour ouvrir un salon de thé au milieu des tours de la Canardière... », juge cette enseignante, qui habite au Baggersee.
Martine Uhlrich, 54 ans, patronne du salon du thé, s'est installée à La Meinau en 1978.
Un café à 1,50 euros, un plat du jour à 8,50 euros. Des tarifs que les clients jugent adaptés au vu du cadre « lounge bar » qu'offre l'établissement. Une fois la porte d'entrée automatique franchie, le visiteur pénètre dans une large salle à la décoration zen. Les murs jaune et orange vif sont recouverts de peintures représentant Bouddha. Des plantes exotiques ont été disposées devant chaque baie vitrée. Les tables en verres aux tons orangés sont l'oeuvre d'artisans strasbourgeois.
Les clients, qui résident majoritairement à la Canardière, mais aussi dans le quartier des villas, sont nombreux à saluer le cachet du salon.
Arnaud réside à la cité de l'Ill, près du quartier de la Robertsau.
Mahmoud, retraité, habite la Canardière depuis 15 ans.



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